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TERENCE « Comédies, Traduites en François, avec le latin a coste : et rendues tres-honnestes en y changeant fort peu de chofe. Pour fervir à bien entendre la langue Latine, & à bien traduire en François »

 

A Paris, Chez la Veuve Martin Durand, 1647, in-16 (14 x 8 cm), (1) f.-(7) ff.-(3) ff.-266 pp., relié.

 

Reliure plein velin, dos lisse, titre manuscrit à l’encre, velin taché, défraîchi et froissé, coiffes et coins émoussés, quelques cahiers déréglés, des rousseurs éparses. Titre en rouge et noir. Bandeaux, lettrines et cul-de-lampe.

 

L’ouvrage contient : « L’Andrienne » ; « Les Adelphes » ; Le Phormion ».

 

 

[Térence, en latin, Publius Terentius Afer (vers 190 av. J.-C. – 159 av. J.-C.), est un poète comique latin d'origine berbère.

 

Il fut emmené à Rome comme esclave du sénateur Publius Terentius Lucanus qui l'affranchit et lui fit donner une éducation classique.

 

Térence a composé six pièces, que nous possédons toutes. Il a considérablement fait évoluer la comédie latine : il incarne la génération influencée par l'hellénisme - César le surnomme le "demi-Ménandre" -, d'autant plus qu'il a évolué dans le fameux cercle des Scipions, qui a acclimaté le goût grec à Rome.

 

Térence écrit essentiellement pour un public de lettrés, comme le montrent ses prologues et les titres grecs de ses pièces. Sa première pièce, l'Andrienne, jouée en 166 av. J.-C., fit de lui l'auteur favori d'un public aristocratique et lettré.

 

Les six comédies que Térence fit paraître entre 166 et 160 av. J.-C. sont inspirées d'œuvres grecques. L'Andrienne, l'Héautontimoroumenos ou l’homme qui se punit lui-même, l'Eunuque, le Thorman et les Adelphes trouvent leur inspiration dans des comédies de Ménandre. Le Phormion et l'Hécyre ou la Belle-Mère, sont influencées, quant à elles, par les œuvres d'Apollodore de Carystos.

 

Ses pièces de théâtre, légères et pleines d'esprit, marquent une rupture par rapport à la veine farcesque et populaire qui caractérise la comédie latine. Leur comique ne repose pas sur des calembours ni sur des situations propres à la farce, mais naît des subtilités élégantes de l'intrigue et de la finesse de l'analyse des sentiments. Ainsi, Térence utilise peu la ficelle de la supercherie, courante chez Plaute, mais préfère les quiproquos et les reconnaissances.

 

Sa dramaturgie eut une influence sur Molière et, par son intermédiaire, sur les œuvres d'auteurs dramatiques anglais comme Congreve et Sheridan.

 

Source : Babelio]

TERENCE « Comédies » - 1647

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