SAINT-EVREMONT Charles de « Saint-Evremoniana ou Recueil de diverses Pièces Curieuses. Avec des pensées judicieuses, de beaux traits d’Histoire, & des Remarques très utiles »
A Amsterdam, Pierre Mortier, 1701, in-16 (14,5 x 9,5 cm), (6) ff.-304 pp.-(14) ff., relié.
Reliure plein velin, dos lisse et muet, intérieur bien frais malgré une mouillure dans le coin supérieur des pages 1 à 64, cahiers déréglés.
Beau portrait de Saint-Evremont en frontispice.
Titre en rouge et noir.
Seconde Édition après l’Édition originale qui a été publiée par Ch. Cotolendi sous le titre « Saint-Evremoniana ou Dialogues des Nouveaux Dieux. Dédiés à M. Bontemps » A Paris, chez Michel Brunet, 1700, in-12.
[Charles Le Marquetel de Saint-Denis, seigneur de Saint-Évremond (1613 (ou 1614 ?)-1703), est un moraliste et critique libertin français.
Élevé chez les Jésuites, au collège de Clermont, il commença son droit à Caen, puis suivit avec distinction la carrière des armes. Ce soldat lettré et homme du monde connut tout d’abord une brillante carrière militaire dans l’état-major du prince de Condé sous le duc d’Enghien et sous le maréchal d’Hocquincourt.
En même temps il cultivait les lettres avec un esprit de raillerie et de satire, formant des relations avec des hommes de marque, avec Turenne, Créquy, d'Olonne, Clérembault, sans jamais négliger le plaisir vers lequel le portait sa nature épicurienne, lorsque ses railleries sur Condé lui firent perdre sa lieutenance en 1648.
La Fronde lui donna l’occasion de montrer à la fois son courage et son esprit. Ayant pris le parti de la Cour, dont il devint maréchal de camp en 1652, il resta fidèle à la cause royale et composa un spirituel pamphlet : la Retraite de M. de Longueville en Normandie.
Obligé de s’exiler vers la fin de 1661, il se réfugie en Hollande, puis en Angleterre où la cour et la ville lui firent très bon accueil. Le roi Charles II l’accueillit avec bienveillance et lui fit une pension de trois cents livres sterling. Il mena une vie d’épicurien, fréquentant l’élite de l’aristocratie et des gens de lettres. Quand la duchesse de Mazarin s’établit à Londres, il se fit son chancelier, l’aida à constituer le salon célèbre où se réunirent les écrivains de l’AngIeterre, et en devint l’un des principaux personnages.
Ses mœurs n’étaient peut-être pas étrangères à sa disgrâce. Il aurait été le destinataire d’une des Lettres de Cyrano de Bergerac adressée sous le nom « Mademoiselle de Saint-Denis ».Il est également l'auteur d'un livre sur Ninon de l'Enclos.
Les nombreuses démarches tentées pour faire cesser son exil n’aboutirent qu’après 1688 lorsque Louis XIV l’autorisera enfin à rentrer en France en 1689 mais, à cette époque, son grand âge, les habitudes prises, les faveurs de Guillaume III, son affection pour la duchesse de Mazarin ne lui permirent pas d’accepter la grâce si longtemps attendue. Il préféra finir sa vie à Londres où il s’éteignit à près de quatre-vingt-dix ans, sans se départir de la philosophie qui l’avait toujours caractérisé.
Source : Babelio]
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